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Vendredi (18/07/08)
Week-end, j'oublie tout

Bon, et si on essayait de se faire un week-end tranquille pour une fois, d’essayer d’arrêter de bouger dans tous les sens hein ?

 

Allez, juste comme ça pour rire, voici ce que je voudrais faire ce week-end :

Demain matin, dormir jusqu’à 10h, petit-déjeuner tranquillement jusqu’à 10h30, passer une heure dans la salle de bain avec de la musique, prendre un bain, me mettre des crèmes sur le visage, sur le corps, bref prendre soin de moi.

Pourquoi pas une petite ballade histoire de me mettre en apétit. Ensuite, bouquiner et enfin terminer « Les Bienveillantes » qui m’empêche de lire le nouveau Stephen King depuis trop longtemps. Regarder quelques séries pour terminer l’après-midi et passer le samedi soir comme cela fait des mois que je n’en ai pas passé : avec un plateau, à regarder les pires conneries à la télé et sans regarder l’heure. Je sais je sais, ça peut ne paraître pas très glamour ou excitant mais sincèrement ça fait tellement longtemps que je n’ai pas fait ça que j’en meurs d’envie !

 

Le dimanche, je me lèverai tard et je ferais à peu un copié collé de ma journée du samedi avec peut-être un peu plus de consoles, j’ai deux ou trois jeux que je n’ai plus eu le temps de toucher depuis quelques mois déjà…

 

Mais bon, je sais déjà que ce programme ne sera pas possible puisque je suis déjà censé aller rendre visite à mon grand-père opéré le samedi…

Cela dit, je vais tout faire pour m’y tenir au maximum, à ce programme !

 

(ah oui et en passant aussi… Hier soir j’ai parlé à Ja.y sur msn, il avait un pseudo « ce n’était pas mon heure… »… Il a eu un accident de voiture – quand j’ai vu l’état de sa voiture, je me suis dit qu’il était miraculé – et il aurait largement pu y passer… Mais il n’a rien à part une minerve ! En fait, le plus comique dans tout ça, c’est la façon avec laquelle il voulait absolument me faire comprendre l’air de rien qu’il avait un copain « je vais dans ma belle famille » « mon copain est directeur de colo » et compagnie ponctuaient ses phrases… Good for you !)

Ecrit par Euan, à 17:05 dans la rubrique "Actualités".
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Jeudi (17/07/08)
Je précise

Par contre, par rapport à ce que je disais hier, il y a un truc qui est très chiant.

 

C’est que par définition, pendant ces périodes de visites, le flux du travail est complètement perturbé. Les gens qui vous en donnent d’habitude sont réquisitionnés pour la visite, et donc la charge est beaucoup moins intense par moments. Comme en ce moment où, vraisemblablement pour les deux heures à venir, je n’ai rien à faire.

 

Et puis cet après-midi, tout à coup, les gens qui me donnent habituellement du travail vont avoir du temps pour eux et pouf, ça va commencer à arriver… Fatalement au même moment où l’on aura besoin de moi pour la visite. Finalement, en moyenne, pendant une visite, je travaille à peu près autant qu’en temps normal (voir un peu plus). Le seul souci c’est qu’il faut réellement parler de moyenne : j’ai parfois une demi-journée entière de vide, et le reste dans un rush total.

 

Et inutile de dire que je préfère la situation du rush total à celle de la demi-journée vide. Enfin disons que je ne suis pas contre avoir une dizaine de minutes pour me poser plusieurs fois dans la journée. Un rapide tour sur un site d’actualité, un bonjour à une collègue, un petit tour aux toilettes… Mais quand tout est concentré sur une longue période je trouve ça chiant. Et j’ai vraiment la sensation d’être payé à ne rien faire ce qui m’insupporte au plus au point. Cela dit, c’est plutôt général et même mes collègues à qui je propose mon aide n’ont rien en réserve !

 

Finalement, les seuls vraiment occupés toute la journée sont ceux qui accompagnent nos visiteurs. Ma chef en fait partie. Du coup, j’espère simplement qu’elle aura au moins 10 minutes pour passer à son bureau aujourd’hui et me signer mon jour de congé pour mardi prochain :)

Ecrit par Euan, à 17:19 dans la rubrique "Actualités".
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Mercredi (16/07/08)
Here we go again!

Ca y est, une nouvelle visite de gens qui nous contrôlent !

 Youpi, la pression qui monte ! Hourra, courir de partout ! Génial, l’angoisse du « Euan, VITE, on a besoin de ça » !

 Comme à chaque fois que ça nous arrive, je suis à la fois complètement au septième ciel d’être sous cette bonne pression, et à la fois complètement lassé de ce stress qu’on nous impose. C’est toujours un équilibre délicat et je fais mon maximum pour faire pencher la balance du côté « bonne pression ». Ce qui risque d’être dur cette fois étant donné les énormes enjeux pour nous… Mais pour le moment, j’y parviens !

Ecrit par Euan, à 17:36 dans la rubrique "Actualités".
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Mardi (15/07/08)
Monsieur, je vous ai demandé...

Gros week-end à raconter puisque week-end de trois jours durant lesquels je n’ai rien pu poster.

 

Après les mésaventures de mon grand-père durant la semaine, toute la famille avait décidé de lui rendre visite samedi en début d’après-midi. Nous sommes donc partis en direction de Valence tous ensembles, y compris mon frère. Autant dire que cela faisait des années que nous n’avions plus été tous dans la même voiture pour aller à la campagne (déjà, mon frère n’avait pas vu mon grand-père depuis plus de 6 mois).

 

Arrivés là-bas, mon frère et moi sommes montés en premiers puisque ma mère, avec sa jambe abîmée, met plus de temps à se déplacer. Autant dire qu’on n’avait pas spécialement envie d’entrer dans la chambre connaissant le moral du vieux Charles.

Et effectivement, ce n’était pas jojo. Je ne rentrerais pas dans les détails mais suite à son opération, c’est le grand ménage de printemps dans ses intestins si vous voyez ce que je veux dire. Et même s’il se remet exceptionnellement vite de son intervention, il n’a pas arrêté de répéter qu’il aurait voulu crever, qu’il était foutu, au bout du rouleau, tout ça en pleurant bien sûr. Ce que je vais dire n’est pas cool, mais tant pis : j’ai passé 1h30 à regarder ma montre. Je n’avais qu’une envie, partir au plus vite de cette chambre.

 

Mon père nous a ensuite amenés, mon frère et moi, jusqu’à la gare pour que nous puissions rentrer à Lyon (en oubliant de me donner les papiers de la voiture, et cette parenthèse est importante, si, si, vous verrez). Même chose, ça faisait des années que je n’avais pas pris le train avec mon frère (d’ailleurs, ça faisait des années qu’il n’avait pas pris le train tout court). Evidemment, il a eu du retard. Arrivé sur Lyon, j’ai préparé mes affaires et je suis parti en direction de Grenoble pour passer la soirée avec mes cousines/sœurs Laura et Dorine. Je ne les avais pas revus depuis ma fête d’été à la campagne (fin juin) et on avait convenu que je passais la nuit chez elles samedi.

 

Soirée très sympathique avec le meilleur ami de Laura que j’ai enfin appris à connaître un peu plus (alors que ça doit faire déjà 4 ou 5 ans qu’on se croise régulièrement). Pas d’énorme délire (enfin si, un, mais pas racontable !) mais simplement une soirée très sympa, qui s’est finie à 2h du matin, tout aussi tranquillement. Et ça m’a fait beaucoup de bien. Ces derniers temps j’ai pas mal cogité et j’avais absolument besoin de booker ma soirée du samedi. Ca a totalement eu l’effet escompté ^^ J’étais très content de les revoir et même si je n’ai pas beaucoup dormi, j’étais en forme le lendemain.

 

Je suis parti dimanche vers 14h en direction de la Savoie pour rejoindre Nick pour son jour de congé. Je suis arrivé à l’hôtel vers 15h30 et je me suis tout de suite mis au montage d’une vidéo que je lui avais préparé pendant le week-end. Ensuite ça a été l’attente un peu longue jusqu’à ce qu’il termine sa journée. Longue parce qu’il pleuvait dehors, j’étais donc coincé dans une petite ville de Savoie un dimanche… Du coup j’ai lu, regardé la télé, des séries, un film, fait des photos… Jusqu’à ce que finalement, vers 22h, je reçoive enfin son top départ. Une demi-heure et quelques virages en épingles plus tard, je le retrouvais au centre de colo. Nous sommes retournés à l’hôtel, et après une rapide douche on s’est mis sous les couvertures :)

 

Le lendemain matin, réveil à 11h30, gros câlin pas opportun du tout puisque nous ne disposions que de 30 minutes pour libérer la chambre. Mais au final nous n’avons eu que 5 minutes de retard. Après quelques courses pour avoir quelque chose à manger, nous sommes partis en ballade dans un coin magnifique avec une cascade et tout et tout. Pour finir, nous sommes allés planter la tente sur un terrain un peu plus loin et avons mangé vers 14h. Nous avons fait une sieste (et gros câlin à nouveau, je ne sais pas ce que j’avais ce week-end !) et regardé quelques épisodes de How I met your mother. Après ça, nous sommes repartis en ballade vers 18h et nous nous sommes dirigés au resto vers 19h30. Nous y retrouvions 3 de ses collègues monos. Mais je dois avouer que c’était un peu particulier.

 

En fait, durant ce jour de congé, deux des anims avec qui il s’entend très bien étaient aussi en congé et il souhaitait me les présenter. Sauf que le directeur adjoint était aussi en congé ce jour là et qu’il a appris que les deux filles allaient au resto avec Nick et son copain le soir. C’est donc tout naturellement qu’il s’est invité (et devinez quoi, il s’appelle Ja.y, ce prénom me poursuit !). Nick l’avait détesté au début de sa colo mais semblait être revenu sur ses premières impressions. Cela dit il n’avait pas envie qu’il soit là hier soir. Moi non plus pour être honnête. Mais c’était son directeur adjoint, on pouvait donc difficilement lui dire de rester tout seul dans son coin. Et mon pressentiment était le bon, le repas a été plutôt chiant. En fait, les deux filles étaient super sympa mais impossible de parler tranquillement. Le directeur adjoint était une vraie pipelette, assénant SES vérités sans s’arrêter, parlant boulot toutes les 5 minutes, limite en hurlant. Insupportable.

 

En plus de ça, je voulais partir à 21h30 au plus tard (parce que j’avais encore 2h de route pour rentrer sur Lyon…) et évidemment, comme le DA (Directeur Adjoint) faisait trainer les choses, nous sommes sortis du resto à 22h (et encore j’ai poussé pour qu’on bouge !). Au final donc, Nick et moi n’avons eu que 5 minutes pour nous dire au revoir sans pouvoir vraiment profiter de notre soirée. Le ramener jusqu’à son centre a été atroce, nous étions déjà tous les deux triste de devoir nous quitter. Je pense que cette sensation que le repas avait été « gâché » n’arrangeait rien. Je lui ai dit que son DA était vraiment spécial :)

 

Et donc, à 22h30, je suis reparti sur Lyon. Le retour a été dur parce qu’en plus de la mélancolie, j’étais vraiment crevé.

Enfin, à minuit et demi, j’arrive chez moi. A 200 mètres de mon parking, je vois au loin 3 mecs en plein milieu de la route. Première pensée « Putain c’est quoi encore ces trois bourrés ? ». Deuxième pensée « Merde, et si c’était des flics ? ». Et c’en était. Ils ont laissé passer toutes les voitures, sauf la mienne bien sûr. Pour une fois que j’avais pas la carte grise, ça aurait été trop beau.

 

-Bonsoir monsieur, contrôle de police, permis de conduire et papiers du véhicule s’il vous plaît.

-Voilà le permis. Par contre les papiers de la voiture je les ai pas, c’est la voiture de mon père mais il a oublié de me les donner. Mais j’habite à 200 mètres à peine.

Le flic commence à faire le tour de la voiture sans me répondre. Il regarde partout puis revient à la fenêtre et me regarde sans rien dire. Je m’intime de fermer ma grande gueule, je sens qu’il attend que je dise une connerie. Puis, comme je ne dis rien, il me demande :

-Elle est récente la voiture ?

-Oui, oui, elle est récente.

Silence…

-En quelle année elle a été achetée ?

-Heu, je ne sais pas exactement, elle est à mon père, je ne me souviens pas. Mais pas très longtemps.

-Monsieur je vous ai demandé en quelle année elle avait été achetée.

-Heu, il y a trois ou quatre ans… (putain je viens de te dire que je sais pas !)

Silence…

-Monsieur, vous savez que l’amende pour non présentation de la carte grise c’est 11€ ?

-Heu, ok…

Silence…

-Alors tâchez de l’avoir à l’avenir. Bonne soirée.

-Heu… Bonne soirée ?

 

Et voilà, merci monsieur le flic, j’ai pas eu d’amende. Mais c’est tout moi ça, pour une fois que j’ai pas les papiers, je me fais contrôler à minuit et demi, complètement crevé, et pour la première fois de ma vie !

 

Cela dit, rien à redire, c’était un bon week-end !

Ecrit par Euan, à 18:07 dans la rubrique "Actualités".
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Vendredi (11/07/08)
Partir un jour, sans retouuuuuur

(Cher lecteur, ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien, mais dans ce rapide article, je parle beaucoup de moi en disant « tu »)

 

C’est drôle, en voyant le soleil tout à l’heure, je me faisais une réflexion sur les vacances.

 

En fait, des vacances, t’as envie d’en prendre quand t’as quelqu’un pour partir avec toi. Là c’est le cas. Je veux dire, en ce moment je rêve sans arrêt de repartir en vacances avec Nick, mais pas forcément loin, n’importe où en fait, mais juste avoir du temps avec lui en dehors de la routine.

 

Alors que quand t’as personne pour partir avec toi, la plupart du temps, t’as pas spécialement envie d’en prendre. Tu bosses, et si t’avais des vacances, tu saurais même pas vraiment quoi en faire, tu t’embêterais… A l’exception de certaines périodes. A certains moment, sans que tu saches pourquoi, t’as envie de partir loin, dans un endroit inconnu, longtemps.

 

N’importe où si t’es avec quelqu’un que t’aime.

Loin si tu es seul.

 

Comme quoi, ce que tu préfères dans les vacances en fait, c’est les personnes avec qui tu pars. La destination vient après.

Ecrit par Euan, à 21:59 dans la rubrique "Actualités".
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Jeudi (10/07/08)
MP3

Hier soir, j’avais trop de choses dans la tête. Mon grand-père, ma mère qui gueule sur mon père, ma mère qui chiale au repas, la fatigue, Nick injoignable… Bref, dès 18h j’ai senti que ça n’allait pas être une bonne soirée. Du coup, je me suis mis à regarder quelques épisodes de Brothers & Sisters qui étaient comme par hasard parmi les plus tristes depuis le début de la série.

 

Du coup, après avoir mangé, je me suis dit « Euan, qu’est-ce que tu vas faire ? Rester devant ton PC sans trop savoir quoi faire puisque tu n’as rien envie de faire, ou tu vas te bouger un peu ? » Et j’ai répondu « Tu vas te bouger un peu ».

 

Donc j’ai fait la chose que je fais tout le temps quand je sature, j’ai été marché sur le campus, écouteurs vissés sur les oreilles, en profitant de l’air du soir. De 20h à 22h. J’ai marché, marché, je me suis allongé dans l’herbe, j’ai regardé le ciel, les oiseaux, les arbres… C’était bien, la musique collait bien à l’ambiance, il n’y avait presque personne sur les grandes pelouses, j’avais l’impression d’avoir cet immense espace rien que pour moi. Tatie m’a téléphoné vers 21h, j’étais au beau milieu d’une grande pelouse à côté du cimetière américain. Ca faisait longtemps, trop longtemps, qu’on n’avait pas parlé un petit moment. Bien sûr il a fallut parfois faire preuve de déduction puisque son petit ami était à côté et que tous les sujets ne pouvaient pas être abordés. Mais ça faisait du bien quand même.

 

Alors du coup, quand je suis rentré chez moi vers 22h, j’ai lu une demi-heure, et je suis arrivé à m’endormir rapidement. Ca aussi, ça faisait du bien. Sans penser à Nick qui me manque. Ou plutôt si, en y pensant, mais en parvenant à me dire que de toute façon, je ne peux pas changer les choses, et que quand on ne peut pas changer les choses, il faut faire avec. Il faut attendre ? Et bien attends.

 

Je pense que ce soir aussi, je risque fort d’aller me promener. A l’heure où j’écris ces mots (13h31) j’en ai déjà marre de ma journée de boulot. Dans la lette que j’écris à Nick, j’explique que – comme je l’ai déjà dit ici – j’en ai un peu marre d’être ici depuis plus d’un an et de constater que la majeure partie de mon travail (comme la plupart des gens de mon service) ne sert finalement pas à grand-chose. Puisque les problèmes que nous réglons sur le moment finissent inévitablement par se reproduire, les gens se fichant plus ou moins de ce que l’on dit ou fait. C’est pas exactement motivant.

 

Donc, je sais qu’en sortant du boulot, j’en aurais plus que marre et que je vais devoir supporter ma mère qui a vu son médecin aujourd’hui, et tous ses soucis (je ne dis pas qu’elle n’en a pas, mais j’aimerais qu’elle m’oublie un peu parfois) que je vais devoir écouter me fatiguent déjà. Donc je sais qu’après ça, je vais commencer à saturer, et qui dit commencer à saturer dit commencer à « broger » comme dit Nick, c'est-à-dire à devenir fucked-up comme je dis moi (j’ai piqué ça à Matoo voilà des années, rendons à César ce qui est à César). C'est-à-dire me mettre à cogiter sur des conneries pour lesquelles je connais déjà toutes les vraies réponses, mais dans mon état, les fausses réponses me paraîtront envisageable et c’est pourquoi j’ai rechargé les batteries de mon MP3 cette nuit. Parce que quelque part, je devais me douter que ce soir, ça serait pareil.

 

(et oui, j’ai déjà pensé qu’en me disant ça hier soir je me conditionnais à être effectivement comme ça ce soir, mais non je ne sais pas trop ce que je pourrais faire pour changer ça :p )

Ecrit par Euan, à 17:29 dans la rubrique "Actualités".
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Mercredi (09/07/08)
Comme une mule

Dans la famille têtu (aucun rapport avec le magasine du même nom) je demande le grand-père. Ouaip, du côté Barnoud (famille de ma mère) vous savez, cette partie de la famille hystérico-dépressive, et bien mon grand-père non content d’être un paranoïaque obsessionnel (mon dieu si ma famille lisait ces mots…) est aussi un putain de têtu.

 

Alors voilà, depuis des années déjà, il a une hernie. Depuis des années déjà, il a la digestion fragile. Et évidemment, mon grand-père à ma différence, « c’est pas un pédé ! » alors donc, comme de bien entendu, il ne se soigne pas.

 

Sauf qu’évidemment, à force d’attendre, on finit par avoir des méchantes alertes. Comme lundi soir où il n’avait pas trop faim. Bougon le grand-père. Il se couche. Et puis il se met à vomir du sang et à pleurer de douleur en se tordant. Mais il refuse catégoriquement que ma grand-mère appelle le médecin. Imaginez la douce nuit du grand-père (83 ans) et de la grand-mère (86 ans).

 

Bref, le matin, il finit par céder, tout en continuer à joyeusement cracher de l’hémoglobine. Le médecin est sur une intervention en urgence avec les pompiers et ne peut donc pas passer. Il demande à ma grand-mère de lui décrire les symptômes et aussitôt appelle une ambulance. Au moment où elle arrive, mon grand-père se sent mieux et parlemente 10 minutes pour descendre de chez lui à pieds. Les ambulanciers refusent et finissent par le mettre sur le brancard. Le temps du trajet pour aller à l’hôpital de Crest, il se remet à vomir. Arrivé là-bas, les médecins diagnostiquent une occlusion intestinale. Il faut opérer, et rapidement. Tout se met en place sauf que… Sauf que grand-père Barnoud refuse catégoriquement la moindre opération ou anesthésie. On lui pose tout de même des perfusions qu’il arrache par deux fois, entre deux spasmes régurgiteurs. Les médecins décident de l’envoyer en urgence sur Valence. Là encore, il refuse tout ce qu’on lui propose. Il faudra que ma tante (sa fille) vienne le voir et parlemente avec lui pendant plus d’une heure avec ma grand-mère pour qu’enfin il accepte l’opération.

 

On lui a enlevé la hernie ainsi que l’appendicite. Et, vraiment il a de la chance, malgré le temps perdu ses intestins sont en parfait état.

 

Au réveil, les infirmiers l’ont attachés pour qu’il n’arrache pas de nouveau ses perfs (et à mon avis ils ont bien fait, même si on va devoir être patient pour qu’il arrête de hurler en nous racontant tout ça).

 

Enfin, tout ça pour dire deux choses :
1) ma mère était déjà suffisamment chiante comme ça, maintenant qu’on a ça en plus, on a pas finit de devoir remonter le moral du grand-père, et puis ensuite de ma mère…
2) quand je vous dis que j’ai un terrain pour être complètement fucked-up… Je trouve que je m’en sors pas si mal que ça ! :p

Ecrit par Euan, à 17:26 dans la rubrique "Actualités".
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Mardi (08/07/08)
Years..

Et bien il faut croire que les années passent et se ressemblent sur certains points.

 

J’ai l’impression de doucement retrouver le rythme que j’avais l’été dernier et qui m’avait mis sur les rotules (perte de 10kg en 2 semaines) et donc très mal préparé à la rupture qui a suivie.

 

Et pourtant, comme l’année passée, je n’ai pas du tout envie de changer de rythme. Pour être honnête, mon corps a envie de changer de rythme, mais pas ma tête. Le boulot, les trucs plus ou moins administratifs, les amis, le copain… Bon il faut dire que Nick prend à lui tout seul un jour et demi dans la semaine. Moniteur dans une colo en Savoie pour les deux mois de grandes vacances, nous n’avons qu’un seul jour (et une seule nuit) par semaine pour nous voir. Le reste du temps, c’est un ou deux textos dans la journée, pas de temps pour les coups de fil (levé 7h du matin, avec les enfants jusqu’à 22h, réunion jusqu’à 23h30 – minuit, « cinquième » ou apéros tardifs entre monos jusqu’à 2h du matin, puis levé 7h et c’est reparti….).

 

C’est quand même pas terrible pour garder le contact. Du coup, à chaque jour de congé qu’il a (un par semaine si vous suivez) j’en prends un et nous passons la nuit puis la journée ensemble. Alors pour résumer, sans les sentiments ça donne 50€ d’essence, 2h15 de route aller, 2h15 de route retour, 52€ d’hôtel, 25€ de bouffe diverses, soit une journée à 127€ et 4h30 de voiture. Voilà pour la partie rythme effréné et onéreux.

 

Avec les sentiments ça donne :

Retrouver Nick après 30 minutes de route de montage, brouillard, pluie et nuit en option. Le prendre dans mes bras, lui tout transpirant de courir dans tous les sens, moi les yeux d’un lapin devant les phares d’une voiture en pleine nuit. Bref, pas frais tous les deux mais si heureux de se voir que nous ne voyons pas tout ça. Aller à l’hôtel et parler tout le long, pour rattraper nos discussions quotidiennes que nous ne pouvons plus avoir. Prendre possession de la chambre, se faire enfin un vrai câlin, prendre un bain moussant brûlant ensemble à minuit et demi. En sortir, s’allonger sur le lit tous les deux et finir par faire l’amour comme deux amoureux en manque l’un de l’autre. Une grasse matinée ponctuée de câlins, de bisous, un petit-déjeuner sauté, une ballade sous le ciel maussade, un pique nique dans un square et une sieste dans la voiture, tout à côté de l’Isère. Une autre ballade, sous le soleil, des montagnes à couper le souffle, un câlin sur un banc tout simplement, un monaco sur une terrasse, une station de ski déserte aux paysages magnifiques, un restaurant rien que tous les deux (salle vide)…

 

Forcément, le départ est difficile. Et puis, une fois qu’on est arrivé à se séparer de l’autre, tout vous envahit, le manque, tout de suite, la mélancolie après, la fatigue aussi. Les 2h15 de voyage retour sont chiantes à mourir. Et ensuite, on se retrouve à repenser à tout ça, le sourire aux lèvres, et à fixer la prochaine fois sur le calendrier avec une envie que seuls les couples (qui marchent !) connaissent.

 

Et en attendant, il faut de nouveau se contenter d’un ou deux textos par jour, soumis aux aléas de la mauvaise couverture réseau là où il est, et de nos portables merdiques qui n’arrivent pas toujours à transmettre les messages… Un coup de fil, trop rare, trop court. Alors on se replonge dans les photos, dans les souvenirs, on sourit et on se dit que ce n’est que pour un temps, que bientôt, on pourra se revoir… Et on blogue, bien sûr :)

Ecrit par Euan, à 18:08 dans la rubrique "Actualités".
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Vendredi (04/07/08)
Got it

Bon, aujourd’hui vous avez le droit à deux posts pour le prix d’un puisque hier soir je ne suis pas rentré chez moi et que je n’ai donc pas pu mettre en ligne ce que j’avais écrit dans la journée.

 

Voilà, donc hier en fin de journée j’ai enfin été récupérer Titou à la gare, et j’ai pu le serrer fort dans mes bras. Bon, par contre on a passé deux heures coincés dans les bouchons étant donné qu’on habite Lyon et qu’à l’heure de la sortie des bureaux, curieusement, ça ne roule pas bien vite.

 

Mais bon.

On a bien pu parler pendant ces deux heures du coup, je lui ai expliqué un peu mon état d’esprit du mercredi soir, et il m’a bien rassuré. On a passé une soirée bien tranquille où il m’a beaucoup parlé des différentes choses qu’ils ont mis en place pour les gamins (et ça donne envie de faire des colos !), il m’a montré quelques vidéos qu’il a tournée là-bas et on a travaillé un peu sur un des projets qu’il monte pour le séjour. Et puis on a fait des câlins aussi, et si je dois reconnaître un avantage à l’éloignement c’est que faire l’amour quand la personne que vous aimez vous a tant manqué, ça rends les choses passionnées et fusionnelles !

 

Pour finir là-dessus, voici un extrait d’un mail que j’ai envoyé à Tatie ce matin et qui éclaire un peu les choses aussi :

Et puis voilà j’en reviens toujours au « est ce que c’est lui qui est le plus en manque de moi ou moi en manque de lui ? ». Mais j’ai réalisé une chose c’est que c’est stupide parce que oui, y’en a toujours un qui souffre plus que l’autre… à un instant T. Et ça n’arrête pas de changer. Le week-end dernier, c’est lui qui pleurait, et qui demandait à sa mère de le rassurer. Alors que mercredi, c’était moi qui pleurait… Oui y’en aura toujours un qui souffre plus que l’autre, mais ça change sans arrêt, selon ce qu’on fait à ce moment là, les gens avec qui on est.

Et je crois que c’est exactement ça en fait. Oui il y aura encore des jours où il me manquera atrocement et où j’aurais envie de pleurer. Mais oui aussi, il y aura des jours où je serais moi, en pleine forme, et lui épuisé et mélancolique. Au final, ce n’est pas une histoire de qui aime le plus ou qui manque le plus, c’est une histoire d’être fort pour l’autre, parce que la distance fait souffrir les deux.

 

Alors félicitez-moi d’avoir compris tout ça et d’avoir pris la résolution de ne plus faire ma pleureuse avec lui. Mais hurlez parce que la pleureuse en moi n’est pas partie pour autant, et que c’est certainement vous qui allez devoir vous la taper :p

 

Et puis vu que j’ai compris ça et que j’ai décidé de me refaire une forme, je vais me remettre à dormir correctement et arrêter d’attendre ses appels tous les soirs. Ce qui aide aussi c’est que je sais qu’avec les gamins, il ne pourra que rarement profiter d’un moment pour m’appeler, donc je m’attends à beaucoup moins, ce qui paradoxalement est beaucoup plus facile à supporter.

 

Mais bref, oui, il est urgent que je me reprenne en main, pas question de perdre 10kg en deux semaines comme l’année dernière, j’en ai déjà perdu trois la semaine dernière, j’arrête là les dégâts. Entre ça et le manque de sommeil, pas la peine de se demander pourquoi je suis un peu faible dans ma tête ces temps ci.

 

Allez, après un mois de Mai + mi Juin crevant au boulot, après deux semaines de vacances trop rapides mais intenses, Euan repart sur de bonnes bases (enfin, il essaye !).

Ecrit par Euan, à 18:02 dans la rubrique "Actualités".
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Jeudi (03/07/08)
Grâce à Zéro Janvier, j’ai dormi 45 min de plus

Je m’explique. Comme vous avez pu le lire hier soir, j’étais dans un état de merde. Il faut savoir pour comprendre, que je dors très mal depuis une semaine, qu’il fait 33°C le soir dans ma chambre lorsque je me couche (le soleil tape tout la journée sur mes vieux murs en béton qui re-larguent la chaleur le soir venu), que des moustiques ont décidé de me transformer en cantine, que je continue de servir ma mère tous les soirs, de lui faire la conversation, d’aller à une pharmacie spécifique à ouatte mille kilomètres de chez nous, bref, pleins de petites choses qui me tapent sur les nerfs et qui me mettent dans un état de fatigue nerveuse plutôt sympa (moins d’une semaine après mon retour de vacances, youpi, merci la routine !).

 

Bref, donc hier soir bien vénéneux comme je l’étais, il a suffit de ce petit truc pour que je me mette à cogiter et psychoter comme un malade, pour rien, évidemment. Retour à la case Blog donc, et par ici. Et je dois dire que le petit commentaire de Zéro, c’était tout à fait ce dont j’avais besoin. Habituellement, j’arrive à me mettre des coups de pieds au cul tout seul (parce que sinon ça ne serait plus un blog ici, mais un roman fleuve !) mais hier soir, plus possible. Transition entre « je vois chéri 24h/24 pendant les vacances» à « je ne vois plus chéri du tout et je reprends le boulot » trop violente, fatigué, pas possible quoi.

 

Et ce petit commentaire donc, m’a fait relativiser pour un temps, et m’a détendu. Bon, entre temps j’avais envoyé un zouli tessto d’amour à n’amoureux de moi mais je n’avais pas de réponse. Cela dit, le commentaire de Zéro avait suffit à me redonner le sourire. J’ai donc regardé deux épisodes de Brothers & Sisters, et pis au lit. Et grâce à Zéro, j’ai dormi de 22h30 à 23h15, paisible. Et puis à 23h15, va savoir pourquoi, je me suis réveillé. Avant d’être suffisamment réveillé pour m’empêcher moi-même de le faire, j’ai attrapé mon téléphone pour regarder si j’avais une réponse. Il n’y en avait pas, et boum, la machine s’étais déjà mise en route. J’ai recommencé à cogiter comme un couillon, malgré une lutte âpre avec moi-même. Mais mon côté Barnoud (nom de jeune fille de ma mère, branche de la famille complètement hystérico-dépressive) a pris le dessus, impossible de lutter dans mon état de fatigue.

 

Remarque, c’est bien fait pour ma gueule. J’ai pas fermé l’œil jusqu’à 1h30 du matin, heure à laquelle Nick a enfin répondu. S’en est suivi un coup de fil qui m’a bien fait comprendre à quel point Zéro avait raison. Donc cette nuit, j’ai dormi 5h… +45min. Merci Zéro Janvier :p

Ecrit par Euan, à 18:01 dans la rubrique "Actualités".
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